Cartes postales du désert

« Il y a quelque chose de fascinant dans un manteau. C’est un peu comme un bijou, que l’on choisi avec soin, car on sait qu’il nous suivra pendant un certain temps. Il est la projection esthétique d’une personnalité, d’inspirations ou d’aspirations, et on aime à penser qu’il dévoile autant de nous quand il est minimaliste que quand il est extravagant.

Il y a quelque chose d’intéressant dans la perception d’un manteau. C’est une surface. Ou un ensemble de surfaces pour être plus précises. Le manteau est le seul vêtement que l’on pense de l’intérieure et de l’extérieure. Et ça lui donne une complexité unique car il pose des questions à la fois pratiques par le dedans, qu’esthétiques par le dehors.

Il y a quelque chose d’audacieux dans le manteau. C’est un objet rassurant certes, mais il ne manque pas d’ambition : il nous protège tout en nous exposant. Il est pertinent, étonnant. C’est une attitude qui nous plait assez, nous devons l’avouer.

Mais surtout, il y a quelque chose de contemplatif dans le manteau. Il parle de nous mais du monde également, grâce aux nombreux éléments dont il s’inspire. Ces choses qu’il nous évoque d’un simple regard. Le manteau visuellement, se veut être une invitation au voyage.

La masse. La lumière. Le vide. Et la chaleur. »

Des bisous, Aicha et Fathmé.

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Nancy Holt, Sun Tunnels, 1976.

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